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Annuaire Musique : Alain GANDOLFI, quel est votre parcours professionnel ? Alain Gandolfi : J’ai fait des études d’ingénieur électronicien et ensuite, dans les années 70, j’ai travaillé comme musicien professionnel et j’ai été le batteur du groupe de jazz-fusion « CORTEX ». Après le troisième album du groupe, nous avons ouvert un studio d’enregistrement en Seine et Marne – AA-Music – avec le pianiste et leader du groupe Alain MION. Le studio avait été construit dans une grande grange et nous étions équipés d’un 8 pistes 1 pouce SCULLY – un des premiers multipistes américains – et d’une console Plus 30 (il y a un article sur mon site à l’adresse http://apem.aucase.com/cortex.php ). Nos clients étaient des petits labels et les premières radios libres FM. Nous avons aussi continué à enregistrer des titres avec Cortex. Un CD de plusieurs de ces titres, « Inédits 79 », est d’ailleurs sorti l’année dernière chez Underdog-Records. Après avoir fermé le studio AA-Music, j’ai travaillé comme ingénieur du son dans plusieurs studios de Paris et province, en particulier le studio Harryson à Pantin où j’ai travaillé notamment avec Johnny Hallyday. Dans les années 90 j’ai bifurqué vers les auditoriums pour le cinéma et j’ai été directeur technique des Studios Philippe Sarde puis des audis Jackson. Annuaire Musique : Pourquoi avez-vous créé votre studio mobile ? Alain Gandolfi : En fait, il ne s’agit pas d’un studio installé dans un camion mais d’une installation mobile adaptée à l’enregistrement de concerts et à la prise de son « sur site » pour le jazz, le blues, la musique classique, les musiques acoustiques, etc.. J’ai monté cette structure en 2001, après mon départ de Jackson. Le marché du disque étant en pleine crise, j’ai pensé qu’il était déraisonnable d’investir une fortune dans un studio fixe. Je connaissais bien les techniques numériques car j’avais installé plusieurs auditoriums numériques chez Jackson. L’évolution de ces technologies permettait aujourd’hui de réaliser des prises de son hors studio avec la même qualité et un budget nettement inférieur à ceux des grands studios. Le coût des investissements rejaillit évidemment sur le coût de l’enregistrement pour le client qui, en ces temps de disette pour le disque, est particulièrement adapté à l’autoproduction et aux petits labels. Grâce à mes connaissances en électronique audio, j’ai construit ou modifié une partie du matériel, les haut-parleurs et les micros. De plus, la prise de son en concert ou sur site, où on se retrouve à chaque fois dans des conditions différentes et parfois imprévues, me passionne. Annuaire Musique : Quelle est votre clientèle ? Alain Gandolfi : Comme je l’ai dit, les petits labels et l’autoproduction essentiellement. D’abord la musique classique et le jazz. Je travaille tous les ans avec le baryton Udo Reinemann qui est un homme et un artiste très attachant. Udo organise chaque année le festival « Heures Romantiques entre Loir et Loire ». J’enregistre les concerts importants. En 2003, l’enregistrement de l’Oratorio de la Passion, de Carl Loewe, a été publié par NAXOS. Dernièrement, j’ai aussi enregistré une jeune pianiste japonaise de grand talent : Remi Masunaga, dont le CD est distribué par Rue Stendhal. En jazz, j’ai enregistré récemment le saxophoniste américain James Spaulding, en direct au Sunside, à Paris et le double CD du trompettiste et chanteur Ted Curson. Annuaire Musique : Quelles sont les prestations que vous proposez ? Alain Gandolfi : D’abord l’enregistrement des artistes, partout en France. Les enregistrements sont toujours faits en multipiste et en 24 bits, sans corrections ni compression. Ces traitements sont réservés, uniquement si le besoin s’en fait sentir, à la post-production – c'est-à-dire au mixage. Ensuite je réalise aussi le montage, que l’on pratique beaucoup en musique classique lorsqu’on a la chance de disposer de plusieurs prises. Je fais aussi le mixage, à distance ou avec le client, chez moi à Faverolles sur Cher. Avec les clients que je connais bien, je mixe seul et je leur envoie le résultat sur CD. Ils me disent éventuellement les modifications qu’ils souhaitent. Je fais ces modifications – c’est assez rapide car tout le mixage est enregistré dans l’automation – et je leur renvoie le résultat. En moins de deux étapes on obtient généralement ce qu’ils souhaitent. Enfin, je réalise aussi le mastering du CD, c'est-à-dire la mise en forme et l’assemblage des titres sur un « CD-Master » qui sera envoyé à l’usine de pressage. Le pressage est une opération industrielle et je n’ai pas les moyens de le faire mais j’assiste souvent les artistes ou producteurs débutant que ces démarches effraient en leur servant d’interface. Il m’est aussi arrivé de réaliser le montage d’un clip vidéo qui devait être ajouté sur un CD-Extra et j’ai aussi réalisé des sites Internet pour des clients. Annuaire Musique : Merci Emmanuel | ![]() |
